Un SGS qui fonctionne : Revisiter les 6 composantes pour une performance concrète

Partie 4 : Assurance de la qualité — Le révélateur de vérité

Personne n’aime les surprises pendant un audit.

Et pourtant, plusieurs organisations abordent encore les audits de façon réactive :

  • Préparation de dernière minute avant une vérification externe

  • Recherche précipitée de dossiers et de preuves

  • Espoir qu’aucune constatation majeure ne soit soulevée

Mais si votre programme d’assurance de la qualité fonctionne efficacement, il devrait y avoir très peu de surprises.

Parce que l’assurance de la qualité ne consiste pas à « réussir un audit ».

Elle consiste à comprendre si votre organisation fonctionne réellement comme elle croit fonctionner.

Le “Check” du cycle Planifier – Faire – Vérifier – Agir

La Circulaire d’information 107-001 positionne l’assurance de la qualité dans le cycle bien connu :

Planifier – Faire – Vérifier – Agir

La plupart des organisations sont à l’aise avec :

  • Planifier

  • Faire

Beaucoup moins avec :

  • Vérifier

  • Agir sur ce qu’elles découvrent

Et pourtant, c’est précisément là que l’amélioration continue prend vie.

L’assurance de la qualité donne à l’organisation l’occasion de prendre du recul et de se poser les questions suivantes :

  • Nos processus fonctionnent-ils comme prévu?

  • Produisent-ils les résultats attendus?

  • Sont-ils suivis de façon constante?

  • Les mesures correctives sont-elles réellement efficaces?

À bien des égards :

L’assurance de la qualité est le révélateur de vérité du système.

L’assurance de la qualité doit être axée sur les processus

Transports Canada est très clair à ce sujet :

Le programme d’assurance de la qualité doit être axé sur les processus. CI 107-001 – Partie 9 Assurance de la qualité

Et ce point est plus important que plusieurs organisations le réalisent.

Parce que sans processus documentés :

  • Il n’existe aucun standard cohérent

  • Il n’y a rien à vérifier

  • Et l’assurance de la qualité devient subjective

Cela nous ramène directement à la composante Documentation abordée la semaine dernière.

Si un processus n’est pas clairement défini :

  • Qu’audite-t-on exactement?

  • Comment sait-on s’il fonctionne correctement?

  • Comment identifie-t-on les écarts?

Sans définition claire des processus, les organisations auditent souvent des activités… plutôt que leur efficacité.

Assurance de la qualité opérationnelle vs systémique

L’assurance de la qualité couvre généralement deux grands volets :

🔹 Assurance de la qualité opérationnelle

Elle vise les activités opérationnelles et vérifie si elles sont réalisées correctement et de façon constante.

Exemples :

  • Inspections de l’aire de mouvement

  • Activités de gestion de la faune

  • Procédures d’opérations hivernales

  • Dossiers de formation

  • Inspections de véhicules

  • Listes de vérification opérationnelles

L’assurance de la qualité opérationnelle pose la question :

« Effectuons-nous le travail correctement? »

🔹 Assurance de la qualité systémique

Elle vise à déterminer si le SGS lui-même fonctionne efficacement.

Exemples :

  • Les processus sont-ils interconnectés?

  • Les mesures correctives sont-elles suivies et validées?

  • L’information sur les dangers circule-t-elle adéquatement?

  • Les responsabilités sont-elles bien comprises?

  • La surveillance est-elle exercée au bon niveau?

L’assurance de la qualité systémique pose la question :

« Le système fonctionne-t-il comme il a été conçu? »

Les deux volets sont essentiels.

Une organisation peut réaliser correctement certaines tâches opérationnelles… tout en ayant un système fragmenté ou inefficace en arrière-plan.

Les audits internes — votre système d’alerte précoce

L’un des éléments les plus importants de l’assurance de la qualité est le processus d’audit interne.

Et pourtant, dans plusieurs organisations, les audits internes sont :

  • Faibles

  • Inconstants

  • Traités comme un exercice administratif

  • Ou réalisés uniquement avant une inspection réglementaire

C’est problématique.

Parce que les audits internes permettent à une organisation d’identifier ses propres faiblesses… avant que quelqu’un d’autre ne le fasse.

Ce que les audits internes devraient réellement accomplir

Un processus d’audit interne efficace devrait :

  • Identifier les écarts

  • Vérifier le respect des processus

  • Évaluer l’efficacité

  • Confirmer que les mesures correctives fonctionnent

  • Révéler les tendances dans le temps

Non pas pour attribuer des blâmes.

Mais pour fournir de la visibilité.

Une organisation mature ne craint pas les constatations internes.

Elle les valorise.

Parce qu’une constatation apporte :

  • De la visibilité

  • Des preuves

  • Une occasion d’amélioration

Une constatation n’est pas nécessairement un échec.

Souvent, c’est la preuve que le système fonctionne — parce que l’organisation a elle-même identifié un problème et pris des mesures avant qu’il ne s’aggrave.

Ce que “mauvais” veut dire

Les programmes d’assurance de la qualité faibles présentent souvent les mêmes caractéristiques :

  • Audits réalisés uniquement avant une visite réglementaire

  • Listes de vérification complétées sans réelle analyse

  • Constatations répétitives d’année en année

  • Mesures correctives fermées sans validation

  • Peu d’implication de la direction

  • Constatations perçues comme des reproches plutôt que comme des occasions d’apprentissage

Dans ces environnements, les audits deviennent des événements stressants plutôt que des outils d’amélioration continue.

Et les organisations découvrent leurs faiblesses par l’entremise d’auditeurs externes… plutôt que par elles-mêmes.

Ce que “bon” veut dire

Les programmes solides d’assurance de la qualité sont très différents.

Ils sont :

  • Structurés autour des processus

  • Intégrés aux opérations quotidiennes

  • Axés sur le risque

  • Centrés sur l’efficacité — et non seulement sur la conformité

Dans les organisations matures :

  • Les constatations sont suivies et analysées

  • Les mesures correctives sont validées

  • La direction examine régulièrement les tendances

  • Les constatations répétitives sont rares

  • Les audits externes génèrent peu de surprises majeures

Ce dernier point est important.

Si votre programme interne fonctionne efficacement :

Votre organisation devrait déjà connaître ses propres faiblesses.

Comment les dirigeants peuvent savoir si l’AQ fonctionne

Les dirigeants n’ont pas besoin de devenir auditeurs.

Mais ils doivent avoir une visibilité suffisante pour savoir si le système fonctionne.

Voici quelques questions importantes à poser :

  • Qu’a révélé notre dernier audit interne?

  • Observe-t-on des constatations répétitives?

  • Comment savons-nous que les mesures correctives sont efficaces?

  • Les audits évaluent-ils uniquement la conformité… ou aussi l’efficacité et le risque?

  • Un auditeur externe découvrirait-il quelque chose que nous ignorons?

Si les réponses ne sont pas claires, le programme d’assurance de la qualité ne fournit peut-être pas la visibilité nécessaire.

Des gains rapides

Pour renforcer l’assurance de la qualité :

🔹 Auditer les processus — pas seulement les documents

Vérifiez si les processus fonctionnent réellement comme prévu.

🔹 Suivre les tendances dans le temps

Les constatations répétitives révèlent souvent des problèmes systémiques.

🔹 Valider les mesures correctives

Fermer une action ne signifie pas nécessairement que le problème est réglé.

🔹 Accroître la visibilité pour la direction

Les résultats de l’AQ doivent soutenir la prise de décision.

🔹 Normaliser les constatations

Les constatations devraient favoriser l’amélioration — et non la peur.

L’assurance de la qualité crée la confiance

Lorsque l’assurance de la qualité est faible :

  • Les audits deviennent stressants

  • Les problèmes restent cachés

  • La direction manque de visibilité

  • L’organisation devient réactive

Lorsque l’assurance de la qualité est forte :

  • Les problèmes sont détectés tôt

  • Les mesures correctives sont pertinentes

  • Les tendances deviennent visibles

  • La direction gagne confiance dans le système

Et ultimement :

L’organisation se comprend mieux elle-même.

C’est ce qu’une assurance de la qualité efficace devrait permettre.

Et ensuite

La semaine prochaine, nous aborderons la formation et la promotion de la sécurité — parce que même le meilleur système et les meilleurs mécanismes de surveillance reposent sur des personnes qui comprennent leur rôle dans le système.

Travaillons ensemble

Chez Acclivix, nous aidons les organisations aéronautiques à mettre en place des programmes d’assurance de la qualité qui soutiennent une véritable performance opérationnelle et systémique.

Que ce soit pour :

  • Développer des cadres d’AQ axés sur les processus

  • Réaliser ou soutenir des audits internes

  • Améliorer le suivi des mesures correctives

  • Identifier les tendances et les écarts systémiques

  • Ou mettre en œuvre des outils comme Wombat Safety Software afin d’améliorer la visibilité et le suivi

— nous aidons les organisations à aller au-delà de la préparation aux audits… vers une véritable amélioration continue.

Parce que l’assurance de la qualité ne devrait pas générer de peur.

Elle devrait générer de la confiance.

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